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La Suisse et l’Union européenne ont signé en mars 2026 un nouveau paquet d’accords, les « Bilatérales III », qui vise à stabiliser et à développer leurs relations. Le Parlement en débat et le dernier reviendra certainement au peuple. Avec une nouvelle série de blogs, le foraus veut rendre ce paquet complexe compréhensible, en mettant en lumière des aspects peu abordés dans le débat public et en proposant des angles nouveaux sur des questions déjà très discutées.

Un partenaire central dans un monde qui change

L’Union européenne (UE) est, de loin, le premier partenaire commercial de la Suisse : elle représente environ 60 % de son commerce extérieur de marchandises et près de 70 % de ses importations. Mais la relation dépasse le commerce : recherche, électricité, santé, transports ou mobilité des personnes sont étroitement liés à ce qui se décide à Bruxelles.
Cette relation se redéfinit dans un contexte mouvant : Brexit, guerre aux portes du continent, ordre international fondé sur des règles mis à l’épreuve, tensions commerciales et essor de l’intelligence artificielle. La manière dont la Suisse organise ses liens avec son principal partenaire revient ainsi au centre du débat.

De l’EEE aux Bilatérales III

Le 6 décembre 1992, le peuple et les cantons rejettent l’adhésion à l’Espace économique européen (EEE), à 50,3 % des voix. La Suisse emprunte alors la voie bilatérale. Les Bilatérales I, signées en 1999, lui ouvrent l’accès à plusieurs secteurs du marché intérieur de l’UE, dont la libre circulation des personnes. Les Bilatérales II, signées en 2004, étendent la coopération à d’autres domaines, notamment Schengen et Dublin. En parallèle, la Suisse reprend de manière autonome une partie du droit européen pour offrir à ses entreprises des conditions comparables à celles de leurs concurrents et garder un maximum de portes ouvertes si une volonté d’intégration plus importante venait à se présenter à l’avenir.
Certaines questions sont cependant restées ouvertes pendant des années : comment adapter ces accords à l’évolution du droit de l’UE et comment régler d’éventuels différends ? Après l’abandon par le Conseil fédéral, en mai 2021, du projet d’accord-cadre institutionnel, Berne et Bruxelles ont repris les discussions, qui ont abouti au paquet signé le 2 mars 2026.

Que contient le paquet ?

Le paquet est constitué de deux volets :

  • Stabilisation : cinq accords existants d’accès au marché intérieur (libre circulation des personnes, obstacles techniques au commerce, agriculture, transport aérien et transports terrestres) sont mis à jour.
  • Développement : de nouveaux accords sur l’électricité et la santé ainsi qu’un protocole sur la sécurité des aliments.

Les deux volets ont un point commun important : de nouvelles règles institutionnelles, qui encadrent la reprise dynamique du droit de l’UE, son interprétation et le règlement des différends. S’y ajoutent la participation de la Suisse à des programmes européens comme Horizon Europe ou Erasmus+, ainsi qu’une contribution régulière de la Suisse à la cohésion en Europe.
Le Conseil fédéral a transmis son message au Parlement en mars 2026 : neuf arrêtés fédéraux et 36 lois modifiées. Les Bilatérales III sont actuellement discutées au parlement.

Un paquet qui soulève de nombreuses questions

Certains y voient la votation de la décennie et la comparent au scrutin de 1992 ; d’autres, une simple mise à jour d’accords existants. Quoi qu’il en soit, l’enjeu n’a rien de mineur : des centaines de pages d’accords et de documents explicatifs, des débats animés au Parlement – et des questions très concrètes. Quelle majorité doit s’appliquer : celle du peuple seul, ou celle du peuple et des cantons ? Qu’est-ce que la reprise dynamique du droit, et en quoi se distingue-t-elle d’une reprise automatique ? Quel rôle pour la Cour de justice de l’UE (CJUE) ? Quel impact sur la politique migratoire et la protection des salaires ? Que changent les nouveaux accords pour l’approvisionnement en électricité ou la santé publique ?

Pourquoi cette série ?

Ces grandes questions occupent déjà le débat public. Mais un paquet de cette ampleur contient aussi de nombreux aspects moins connus, rarement discutés, qui méritent pourtant l’attention. C’est là que se situe notre série « Bilatérales III » : explorer ces angles morts et porter un regard neuf sur des questions déjà débattues. Toutes les deux semaines, un article se concentrera sur un aspect précis du paquet.

Rendez-vous le 27 octobre pour le premier billet ! Tu disposes d’une expertise sur un aspect des Bilatérales III et souhaites contribuer à la série ? Écris-nous à blog@foraus.ch : nous nous réjouissons de découvrir ton idée.

Note de transparence : Un programme d’intelligence artificielle générative a été utilisé dans la rédaction de cette contribution.


Bilaterale III: Beobachten und verstehen, bevor man entscheidet

Die Schweiz und die Europäische Union haben im März 2026 mit den «Bilateralen III» ein neues Abkommenspaket unterzeichnet, das ihre Beziehungen stabilisieren und weiterentwickeln soll. Das Parlament berät darüber, und das letzte Wort wird mit Sicherheit das Volk haben. Mit einer neuen Blogserie will foraus dieses komplexe Paket verständlich machen: Die Serie beleuchtet Aspekte, die in der öffentlichen Debatte kaum zur Sprache kommen, und eröffnet neue Blickwinkel auf bereits viel diskutierte Fragen.

Ein zentraler Partner in einer Welt im Wandel

Die Europäische Union (EU) ist mit Abstand die wichtigste Handelspartnerin der Schweiz: Auf sie entfallen rund 60 % des Schweizer Aussenhandels mit Waren und fast 70 % der Importe. Doch die Beziehung geht über den Handel hinaus: Forschung, Strom, Gesundheit, Verkehr oder die Mobilität der Menschen sind eng mit dem verknüpft, was in Brüssel entschieden wird.
Diese Beziehung wird in einem bewegten Umfeld neu definiert: Brexit, Krieg vor den Toren des Kontinents, eine regelbasierte internationale Ordnung auf dem Prüfstand, Handelsspannungen und der Aufstieg der künstlichen Intelligenz. Wie die Schweiz ihre Beziehungen zu ihrem wichtigsten Partner gestaltet, rückt damit wieder ins Zentrum der Debatte.

Vom EWR zu den Bilateralen III

Am 6. Dezember 1992 lehnen Volk und Stände den Beitritt zum Europäischen Wirtschaftsraum (EWR) mit 50,3 % der Stimmen ab. Die Schweiz schlägt daraufhin den bilateralen Weg ein. Die 1999 unterzeichneten Bilateralen I öffnen ihr den Zugang zu mehreren Bereichen des EU-Binnenmarkts, darunter die Personenfreizügigkeit. Die 2004 unterzeichneten Bilateralen II weiten die Zusammenarbeit auf weitere Bereiche aus, namentlich Schengen und Dublin. Parallel dazu übernimmt die Schweiz im autonomen Nachvollzug einen Teil des EU-Rechts, um ihren Unternehmen vergleichbare Bedingungen wie ihren Konkurrenten zu bieten und sich möglichst viele Türen offenzuhalten, falls sich in Zukunft der Wille zu einer stärkeren Integration zeigen sollte.
Einige Fragen blieben jedoch über Jahre offen: Wie lassen sich diese Abkommen an die Weiterentwicklung des EU-Rechts anpassen, und wie sollen allfällige Streitigkeiten beigelegt werden? Nachdem der Bundesrat im Mai 2021 die Verhandlungen über das institutionelle Abkommen abgebrochen hatte, nahmen Bern und Brüssel die Gespräche wieder auf, die zu dem am 2. März 2026 unterzeichneten Paket führten.

Was enthält das Paket?

Das Paket besteht aus zwei Teilen:

  • Stabilisierung: Fünf bestehende Binnenmarktabkommen (Personenfreizügigkeit, technische Handelshemmnisse, Landwirtschaft, Luftverkehr und Landverkehr) werden aktualisiert.
  • Weiterentwicklung: Neue Abkommen über Strom und Gesundheit sowie ein Protokoll zur Lebensmittelsicherheit.

Beide Teile haben eine wichtige Gemeinsamkeit: neue institutionelle Regeln, die den Rahmen für die dynamische Übernahme von EU-Recht, dessen Auslegung und die Streitbeilegung bilden. Hinzu kommen die Beteiligung der Schweiz an EU-Programmen wie Horizon Europe oder Erasmus+ sowie ein regelmässiger Schweizer Beitrag zur Kohäsion in Europa.
Der Bundesrat hat dem Parlament im März 2026 seine Botschaft überwiesen: neun Bundesbeschlüsse und 36 angepasste Gesetze. Die Bilateralen III werden zurzeit im Parlament beraten.

Ein Paket, das viele Fragen aufwirft

Die einen sehen darin die Abstimmung des Jahrzehnts und vergleichen sie mit dem Urnengang von 1992; die anderen eine blosse Aktualisierung bestehender Abkommen. Wie dem auch sei, es geht um nichts Geringes: Hunderte Seiten an Abkommen und erläuternden Dokumenten, lebhafte Debatten im Parlament – und sehr konkrete Fragen. Welches Mehr soll gelten: das Volksmehr allein oder das Volks- und Ständemehr? Was ist die dynamische Rechtsübernahme, und worin unterscheidet sie sich von einer automatischen Übernahme? Welche Rolle kommt dem Gerichtshof der Europäischen Union (EuGH) zu? Welche Folgen für die Migrationspolitik und den Lohnschutz? Was ändern die neuen Abkommen für die Stromversorgung oder die öffentliche Gesundheit?

Warum diese Serie?

Diese grossen Fragen prägen bereits die öffentliche Debatte. Doch ein Paket dieser Tragweite enthält auch zahlreiche weniger bekannte, selten diskutierte Aspekte, die dennoch Aufmerksamkeit verdienen. Genau hier setzt unsere Serie «Bilaterale III» an: Sie leuchtet diese blinden Flecken aus und wirft einen neuen Blick auf bereits debattierte Fragen. Alle zwei Wochen widmet sich ein Beitrag einem bestimmten Aspekt des Pakets.

Der erste Beitrag erscheint am 27. Oktober! Du verfügst über Expertise zu einem Aspekt der Bilateralen III und möchtest zur Serie beitragen? Schreib uns an blog@foraus.ch: Wir freuen uns darauf, deine Idee kennenzulernen.

Transparenzhinweis: Beim Verfassen dieses Beitrags wurde ein Programm der generativen künstlichen Intelligenz eingesetzt.

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